Le parc immobilier de Neuilly est dominé par des immeubles de la fin du XIXe siècle et de l'entre deux guerres, avec des appartements de grande surface, des hauteurs sous plafond de trois mètres et un vocabulaire décoratif riche : corniches, rosaces, cimaises, boiseries et parquets marquetés.
Le travail des éléments décoratifs
Une corniche moulurée peinte au rouleau perd ses arêtes en deux couches. Le travail au pinceau, avec une peinture suffisamment tendue et une charge maîtrisée, est la seule méthode qui préserve le dessin. Sur des reliefs déjà empâtés par des décennies de couches successives, un décapage partiel redonne de la définition avant remise en peinture.
Les boiseries suivent la même logique : égrenage entre couches, laque acrylique satinée appliquée en couches fines, ponçage à l'abrasif très fin avant la dernière passe. Le résultat doit être lisse au toucher, sans trace de reprise.
Parquets anciens et marqueterie
Les parquets en pointe de Hongrie ou à motifs Versailles supportent mal un ponçage agressif : la couche d'usure est parfois réduite après plusieurs rénovations. Nous commençons donc par sonder l'épaisseur restante, puis adaptons la séquence de grains. Sur un parquet trop mince, une simple remise en teinte et une nouvelle finition sans ponçage complet sont parfois plus raisonnables.
La finition est généralement choisie mate, plus fidèle à l'aspect d'origine du bois, avec un vitrificateur en phase aqueuse qui ne jaunit pas dans le temps.
Coordination avec les autres corps d'état
Sur des rénovations complètes d'appartements bourgeois, nous intervenons en dernier, après l'électricité, la plomberie et la menuiserie. Cette position impose une discipline : tout retard amont se répercute sur notre planning, et la finition ne se rattrape pas en accélérant.
Nous demandons donc systématiquement une réunion de calage avant démarrage, avec le maître d'ouvrage ou l'architecte d'intérieur, pour fixer les dates réelles de mise à disposition des pièces.
Discrétion et respect des lieux
- Protection complète des sols conservés, des cheminées et des éléments décoratifs.
- Circulation limitée aux zones de chantier, port de surchaussures dans les parties finies.
- Aucun stockage visible en parties communes, accès et horaires convenus avec le gardien.
- Nettoyage complet en fin de chantier, y compris vitres et quincaillerie.
La laque des boiseries, étape par étape
Sur une porte à panneaux ancienne, une laque réussie ne se voit pas : elle se touche. La surface doit être parfaitement lisse, sans grain ni trace de reprise, avec des arêtes nettes. Ce résultat tient à la préparation et au rythme d'application.
- Décapage ou égrenage : selon l'épaisseur des couches accumulées. Au delà de cinq ou six couches, les moulures sont empâtées et un décapage s'impose.
- Rebouchage : mastic à bois sur les manques, ponçage à l'abrasif fin puis dépoussiérage complet, chiffon légèrement humide compris.
- Primaire isolant : indispensable sur les bois anciens riches en tanin, faute de quoi des auréoles jaunes remontent à travers la finition.
- Deux couches de laque : appliquées en couches fines, avec égrenage intermédiaire à l'abrasif très fin.
- Ordre de travail : panneaux d'abord, puis traverses, puis montants, en finissant chaque élément dans le sens du fil du bois.
Sur un ensemble de portes et de placards, ce travail représente plusieurs jours. C'est pourtant lui qui donne à un appartement rénové son caractère fini.
Questions fréquentes
Travaillez-vous avec des peintures de décoration haut de gamme ?
Pouvez-vous reprendre une finition ratée par une autre entreprise ?
Intervenez-vous sur les parties communes d'immeuble ?
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